Viens et suis-moi

« Sœur,  dis-moi  quelque chose sur ta vocation. »

Quelqu’un  m’a  appelée ! Qui ? Pourquoi ?
Nous savons que le mot vocation veut dire « appel.»
C’est un appel qu’on sent dans sa vie, en soi-même, mais c’est un autre qui appelle. La vocation est appel un oui à dire à Jésus. Un jour j’ai entendu le : « Suis-moi. »
C’est à la fois dans sa vie, dans la prière, dans le dialogue avec les autres, dans la Bible qu’on entend l’appel, tout cela va ensemble. Et ce fut ainsi.
Tout homme, même non chrétien, entend des appels, appels à vivre ce qui est le meilleur pour lui et les autres.
Tout chrétien est appelé à suivre Jésus Christ, à vivre de l’Evangile.
Certains entendent un appel à vivre l’Evangile un peu différemment.
Chercher  seulement le Royaume de Dieu.

  • Dans le détachement de tout Nous essayons.
  • En donnant son amour à Dieu et aux autres, en acceptant de ne pas fonder un foyer.
  • En cherchant  toujours à faire  la volonté du Père.

Jésus appelle encore aujourd’hui des témoins libres et joyeux.
Il nous dit de : « chercher d’abord le Royaume de Dieu », et nous essayons de nous mettre à cette  recherche.
Parce qu’il a voulu être Fils de l’homme, nous cherchons à partager la vie des hommes d’aujourd’hui.
Jésus nous a cherchés le premier dans nos faiblesses et nos limites et  nous essayons de le suivre avec ce que nous sommes.
Ainsi nous pouvons dire que le bonheur promis par le Christ Jésus des Béatitudes nous sera assuré si nous le suivons, si nous avons essayé.
Ce Christ appelle encore aujourd’hui, heureux serons-nous, si nous  écoutons sa Parole, la gardons dans notre cœur et essayons d’en vivre.

Sr Nadine Tenace

Les vocations dans la Bible

Abraham

« ABRAHAM, L’ANCÊTRE DE TOUS LES CROYANTS »

Deux noms pour une seule personne

A l’âge de 75 ans, sa vie est bouleversée par l’appel de Dieu. Abraham s’appelle au départ Abram. Il quitte Haran, en Mésopotamie, pour aller vers le pays que Dieu lui montrera. (Gn 12,1-5) Avec son épouse Saraï et tout son clan, il arrive en Canaan. Dieu fait alors alliance avec Abram : il lui promet une nombreuse descendance, il promet aussi de donner à ses descendants la terre sur laquelle il est venu comme un étranger. (Gn 15,1-7) A travers Abram, Dieu veut bénir toutes les nations de la terre (Gn 12,3), il change son nom en Abraham, ce qui signifie « père d’une multitude. » (Gn 17,5) De même, il change le nom et celui de Saraï en Sara. Il ne reste plus qu’à attendre avec confiance l’accomplissement de la promesse !

Vivre dans l’attente de la promesse

Abraham a 86 ans : toujours pas de descendant. Le temps presse ! Sara lui propose d’avoir un enfant avec sa servante Agar comme c’était de coutume en cas de stérilité. De cette union naît un fils, Ismaël. (Gn 16,3-15) Mais Dieu confirme à Abraham que c’est bien avec sa femme Sara qu’il aura une descendance. Cette perspective impossible à vues humaines les porte à rire. (Gn 17,17 ; 18,11-15) Pourtant le miracle se produit : Sara met au monde un fils, Isaac, qui répond enfin à la promesse de Dieu. (Gen 21,1-7)

Un épisode tragique

Un jour, Dieu demande à Abraham de lui offrir en sacrifice Isaac, le fils de la promesse. Abraham obéit mais au dernier moment, l’ange du Seigneur retient sa main. Abraham voit un bélier et l’offre à la place de son propre fils. Dans cette épreuve, Abraham a montré qu’il était prêt à offrir à Dieu ce qu’il avait de plus précieux et à lui faire confiance sans comprendre. Dieu a montré qu’il est le maître, et qu’il veille à l’accomplissement de ses promesses. (Gn 22,1-18)

Un modèle de foi et d’obéissance

Abraham fait confiance à Dieu et il conduit sa vie de façon aussi droite que possible. (Gn 13.8) Ancêtre commun des Arabes à travers Ismaël et des Juifs à travers Isaac, Abraham est honoré à la fois par les juifs, les musulmans et les chrétiens. Ces trois religions monothéistes reconnaissent en lui le père de tous les croyants, le modèle de la foi en un Dieu unique.

(Extrait de ZE BIBLE)

Moïse

Dieu parle aux hommes. En s’adressant à Moïse, il prend l’initiative de l’appeler, de faire naître une relation de confiance qui aura des répercussions pour l’ensemble des Israélites.

Moïse a vécu au 13 siècle avant Jésus Christ. Son histoire se rattache à celle des hébreux alors réduits à la condition d’esclaves en Egypte.

 Moïse est issu de la tribu de Levi. Il est l’enfant rescapé de la tuerie ordonnée par le pharaon, il recevra une éducation égyptienne. Devenu adulte, il ne renie pas ses origines hébraïques. Après avoir tué un égyptien qui maltraitait un hébreu, Moïse a peur, il fuit au désert, il devient berger.

Moïse faisait paître le troupeau, il l’emmena par-delà le désert et parvint à la montagne de Dieu, l’Horeb, et  Dieu l’appela du milieu d’un buisson.

 Moïse  est appelé et envoyé en mission.

Dieu se révèle comme le Dieu de ses pères….Abram, Isaac et Jacob, un Dieu solidaire des hommes,  qui entend la misère de son peuple, mais un Dieu qui semble dire : « Je ne le ferai pas sans toi. Acceptes-tu d’être partenaire avec moi ? » Exode 3,1-16.

Moïse réagit : «Qui suis-je pour pouvoir remplir cette mission, aller trouver pharaon, je ne saurais pas le faire. » Dieu lui dit : « Je serai avec toi ».

Ainsi, Moïse retourne en Egypte avec la mission de demander à Pharaon de laisser partir les Hébreux. Mais  Pharaon résiste et les hébreux s’enfuient. A leur tête, Moïse organise le départ : il sera le serviteur du Dieu libérateur.

Un événement fondateur : l’Exode.

L’Exode ne se réduit pas à la traversée de la Mer Rouge, il désigne les quarante années passées dans le désert après la libération. C’est une véritable traversée (on dit aussi : Pâque, passage) où les hébreux se purifient, se préparent à leur vocation de peuple de Dieu capable de vivre l’Alliance en étant témoins de l’Amour de Dieu au milieu des autres nations.

A la suite de Moïse, choisir la liberté.

Moïse voyait le buisson ardent.  Aujourd’hui, les croyants ont la lumière de l’Evangile de Jésus.

Moïse allait sur le Sinaï. Aujourd’hui, les croyants savent qu’au fond d’eux-mêmes la force de l’Esprit de Dieu les habite.

Moïse conduisait le peuple. Aujourd’hui, l’Eglise s’inscrit dans la longue marche du peuple de Dieu.

Dieu continue de proposer l’Alliance aux hommes. Chaque croyant encore aujourd’hui est invité à choisir la liberté où Dieu seul peut nous conduire. Pas une liberté facile mais celle qui se laisse découvrir à travers nos « déserts ». Opter pour le Christianisme  permet d’adhérer à cette lignée de ceux qui se tournent vers le Seigneur pour lui rendre grâce, être reconnaissant pour son amour.

Marie

Tout bascule avec l’irruption de l’ange Gabriel… Marie, une jeune fille de Nazareth, est promise en mariage à Joseph, “un descendant du roi David”.

L’ange lui annonce qu’elle sera enceinte par la puissance de l’Esprit Saint. L’enfant sera appelé Fils du Dieu très-haut. Marie est stupéfaite. Un signe confirme que rien n’est impossible à Dieu : sa cousine Elisabeth, stérile et déjà âgée, porte un enfant.

Marie fait confiance et accepte d’être au service de Dieu (Luc 1,26-38). En visite chez Élisabeth, elle célèbre la grandeur du Seigneur dans un poème connu sous le nom de « Magnificat » (Luc 1,46-56). Joseph prend Marie pour épouse (Mt 1,24) et Marie donne naissance à Jésus.

Son rôle de mère se poursuit dans l’étonnement et parfois dans la souffrance. A plusieurs reprises, Marie est témoin de paroles et d’événements extraordinaires en rapport avec Jésus (Luc 1,39-45 ; 2,33-38 ; 2.41-52 ; Mt 2,11 ; Marc 3,31-35 ; Jean 2,1-12).

Elle suit Jésus jusqu’à la fin, à Jérusalem et assiste à sa crucifixion. Là, Jésus confie sa mère au disciple qu’il aime et il la lui donne comme mère (Jean 19.25-27). Elle est encore présente avec les disciples après l’Ascension (Ac 1,14)

L’appel des disciples

Appel : le témoignage de l’Ecriture.

« Venez à ma suite et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ; laissant aussitôt leurs filets, ils le suivirent. (…) Il les appela, laissant dans  la  barque leur père Zébédée avec les ouvriers, ils partirent à sa suite. » (Mc 1,16-20)

Les disciples quittent tout, ils mobilisent toutes leurs énergies pour servir. Cet appel qui vient de Jésus est efficace.
Puis d’autres appels :
« Jésus monta dans la montagne et il appelle ceux qu’il voulait. Ils vinrent à lui et il en établit Douze pour être avec lui et les envoyer prêcher avec pouvoir de chasser les démons. » (Mc 3,13-19)
« Ceux qu’il voulait », l’appel est personnel, Jésus a l’initiative. Les Douze sont appelés pour une mission. Ils forment la communauté pour annoncer la Bonne Nouvelle, poser les gestes de Salut et « chasser les démons. »

L’Ecriture nous met devant un Dieu qui appelle, c’est la reconnaissance d’un appel que Dieu adresse à tous et chacun, appelé par son nom. La réponse particulière donnée permet de vivre sa vie comme vocation. Si l’appel est de Dieu, il n’advient pas sans une communauté et il est mission au sens où il mobilise l’existence et transforme celui qui est appelé. Les figures des disciples sont là non pour être imitées, mais  comme invitation à inventer à notre tour la réponse qui viendra glorifier et servir Dieu en ce temps qui est le nôtre comme participation à la mission du Christ aujourd’hui.

Ma vie, son sens,  l’amour, l’avenir, les autres, le Christ, l’Evangile, l’Eglise : des appels plein la vie !

Je suis appelé(e), mais par qui ? Pourquoi faire ?  Appelé(e) par des proches, des amis, par courrier et d’autres moyens… Appels explicites ou silencieux, mais appels : à vivre, à agir, à réagir, à créer, à faire des choix. Appels qui font exister, font devenir plus humain. Appels d’amour, appels de Dieu.

Dans la vie aujourd’hui,

  • qu’est-ce que tu aimes ?
  • qu’est-ce qui te passionne ?
  • à quoi tu te donnes ?

Et  demain ? Si tu étais appelé(e) à plus, pour les autres, pour le Christ, pour l’Eglise ?
Tu peux réussir ta vie.
« La moisson est grande, les ouvriers pas assez nombreux. »

Les vocations dans l’Eglise

Être baptisé

Etre baptisé signifie que toute l’histoire de ma vie personnelle est plongée dans un torrent d’amour, celui de l’amour de Dieu. C’est une alliance avec Dieu, une union au Christ.

Etre baptisé, c’est être un membre vivant du Corps du Christ destiné à vivre dans la joie des sauvés. L’eau symbolise la purification et la vie nouvelle dans le Christ.

Le baptême est un des sacrements d’initiation qui introduisent dans la foi. Il est le fondement de toute vie chrétienne.

Celui qui adhère au christianisme ne change pas seulement son regard sur le monde, il s’engage sur un chemin d’initiation au cours duquel il devient un être nouveau grâce au don du baptême et par sa conversion personnelle.

Au baptême, l’être humain ne se dissout pas dans l’anonymat au nom de Dieu, au contraire, sa personnalité est confirmée. Recevoir un nom au baptême signifie : Dieu me connaît, il me dit oui et m’accueille pour toujours avec ma singularité à nulle autre pareille.

Témoignage de Julien

Très chers amis dans le Christ !
Avant toute chose, je souhaitais vous remercier pour les quelques aventures que nous avons vécues par ci par là sur le chemin de la vie aux côtés de Jésus (et celles que nous vivrons aussi, car ce n’est qu’un début). Nombre de choses ont changé depuis mon premier camp Marche et prière avec les Jeunes du 12, j’ai appris à me découvrir et à ouvrir les yeux sur le monde qui m’entoure, sur la communauté des chrétiens qui a su m’accueillir et me guider dans les épreuves, et m’entourer lors de moments de joie. (et ouais, le petit garçon réservé et discret que j’étais est devenu un homme ouvert, taquin et heureux) Je garde dans mon cœur ce que, tous, vous avez pu m’apporter lors de ces trois dernières années : le soutien lors des marches, la confiance que vous m’avez accordée, les précieux conseils qui ont pu me faire avancer, les sourires, les crises de fou-rires… qui m’ont permis de construire ma personnalité et qui font qu’aujourd’hui je n’ai pas honte d’être ce que je suis !
Bref, tout ça pour vous annoncer que je vais me faire baptiser la veille de Pâques, le samedi 19 Avril à 21h à la paroisse Saint-Bruno, par le Père Guillaume Langlois. C’est une étape importante dans ma vie de chrétien à laquelle je souhaiterais de tout cœur que vous puissiez y participer (si vous n’avez rien à faire à ce moment-là bien sûr), car vous avez contribué en quelque sorte à ce que j’atteigne cette étape, et une fois de plus je vous en remercie.

Le mariage

« Je te promets de te rester fidèle dans le bonheur et les épreuves, dans la santé et la maladie, pour t’aimer tous les jours de ma vie. »

Dieu a créé l’homme et la femme l’un pour l’autre, pour qu’ils ne soient plus deux, mais une seule chair : ainsi ils sont invités vivre dans l’amour, à être féconds et à être témoins d’un Dieu qui nous aime d’un amour infini.

Le mariage devient un sacrement quand l’homme et la femme se donnent l’un à l’autre devant Dieu et l’Eglise que représente le prêtre ou le diacre. Alors, Dieu accueille et scelle ce consentement qui trouve son accomplissement dans l’union charnelle des époux.

Le lien du mariage sacramentel engage jusqu’à la mort d’un des deux époux parce qu’il est noué par Dieu lui-même.

L’exigence de fidélité dans le mariage induit que l’on se lie pour la vie, et que l’on exclue toute relation extraconjugale. L’exigence d’ouverture à la fécondité signifie qu’un couple chrétien est prêt à accueillir les enfants que Dieu veut lui donner.

Les couples doivent être vigilants car ils sont menacés par une insuffisance de dialogue et d’attention portée à l’autre. A cela s’ajoutent des problèmes économiques et sociaux. Il est important que chaque couple pratique le pardon et la réconciliation, en recourant aussi au sacrement de réconciliation.

Être consacrée

Dieu est amour. Il désire aussi notre amour. Une manière de se donner à Dieu par amour est de vivre comme Jésus c’est-à-dire pauvre, chaste et obéissant. Celui qui vit ainsi a la tête, le cœur et les mains libres pour Dieu et les hommes.

Il y a des hommes et des femmes qui se laissent totalement conquérir par Jésus, si bien qu’ils abandonnent tout pour Dieu à cause du Royaume des Cieux (Mt19,12) même des dons aussi beaux que leurs avoirs, leur autonomie, l’amour conjugal. Cette vie selon les conseils évangéliques dans la pauvreté, la chasteté et l’obéissance montre à tous les chrétiens que le monde n’est pas tout. Ce n‘est que le « face-à-face » avec l’époux divin qui rendra l’homme définitivement heureux.

Témoignage d’Aurélie

Une femme… « amoureuse » du Christ!

La vie religieuse, il y a quelques années, il ne fallait pas m’en parler! Refus complet d‘une vie jugée démodée! Mais Dieu, « dans le bruit d’un léger souffle » m’a libérée de mes préjugés … et j‘ai succombé!

Une vie engagée en Eglise pour mieux aimer et servir le Christ

C’est de mes parents que j’ai reçu ce sens de l’engagement et du service, que ce soit dans un cadre professionnel, associatif ou ecclésial. Ces valeurs m’ont aidée à grandir et à affirmer concrètement ma foi en Celui qui a fini par me séduire et à qui j’ai choisi de me donner. Je suis devenue une « amoureuse » du Christ appelée à aimer tout Homme en venant en aide à l’Humanité souffrante. C’est la mission des Soeurs de Notre Dame de Bon Secours de Troyes, cette famille où j’ai choisi d’engager ma vie pour le Christ par le vœu de chasteté, pauvreté et obéissance.

Ces trois vœux sont des conseils évangéliques ! Et donc, tout baptisé est invité à les suivre à travers sa vocation. Par notre vœu de chasteté, nous nous engageons à vivre selon Dieu notre faculté d’aimer, à garder la continence parfaite dans le célibat pour le Royaume de Dieu au sein d’une communauté fraternelle. La chasteté est une libération spirituelle qui nous ouvre à une charité universelle et qui nous rend attentives à ceux qui sont moins aimés.

Par notre vœu  de pauvreté, nous voulons attendre de Dieu, à travers la communauté, ce dont nous avons besoin. Nous mettons ainsi en commun nos biens et nos talents. L’esprit de pauvreté réside dans profond détachement vis-à-vis de ceux-ci et dans un style de vie simple et modeste.

Le vœu d’obéissance nous invite à entrer dans le mystère de l’obéissance du Christ. Obéissance vient du latin obedire qui signifie se mettre à l’écoute. Nous voulons nous mettre à son écoute  pour que son Esprit nous fasse discerner et accepter, dans l’amour, la volonté de Dieu. L’obéissance n’est pas passivité mais initiative, parfois audacieuse, qui cherche humblement à se conformer au dessein de Dieu.

Ces vœux, je les vis dans ma mission.

Aide-soignante à domicile, je suis envoyée auprès de patients, des membres souffrants du Christ. Il s’est fait homme pour porter nos souffrances et nous soulager par la foi en sa Résurrection.

De même en pastorale des jeunes, c’est la foi en cette parole « J’étais malade et vous m’avez visité…ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait » qui oriente mon regard et guide mon cheminement avec eux.

Insérée dans un quartier populaire depuis juin 2008, la communauté où j’ai été envoyée est interpellée quotidiennement par la population avec laquelle nous avons choisi de vivre, là où d’autres n’ont pas choisi d’habiter. En effet, alors que du bâtiment 1, beaucoup de locataires cherchaient à déménager, une communauté de religieuses y étaient envoyée…incongru! « Ce quartier n’est vraiment pas fait pour des sœurs! » avons-nous entendu. Cependant personne ne nous a dissuadées de venir ; bien au contraire nous nous sommes senties accueillies!

Appeler chacun « ami »

Ce désir très fort de rejoindre ces populations, d’origine étrangère pour la plupart (près de 40 nationalités différentes) nous porte à avoir un regard émerveillé, admiratif sur ces personnes qui ont tout quitté pour vivre plus dignement. Cette proximité creuse en nous cette attitude du Christ qui appelle chacun « ami ». Nous cherchons à être bienveillantes avec les jeunes que nous rencontrons en bas de chez nous. Un sourire, un regard, quelque fois une parole pour leur dire: « Tu as du prix à nos yeux, aux yeux de Dieu. » Face à cette humanité souffrante, avec Marie au pied de la Croix regardant Jésus et se laissant transformer par lui, j’entends avec elle « Voici ton fils », « voici les jeunes que je te donne à aimer, désire les visiter».

Oui, notre mission de baptisés est passionnante et la vie religieuse enthousiasmante!

La vie religieuse apostolique n’est pas très bien connue dans les familles. Heureuse d’avoir dit « oui »,  je mesure l’importance de communiquer sur cette vocation, d’être auprès des jeunes (et des moins jeunes) pour essayer de lever ces préjugés. Je crois que chaque chrétien est responsable des vocations dans sa propre famille et par là de l’avenir de l’Eglise. Chaque baptisé  a un choix vocationnel à faire, il devrait prendre le temps de se poser pour réfléchir à ce qui est le meilleur pour lui car c’est la volonté de Dieu d’offrir le meilleur à ses enfants. Bien sûr, ce choix suppose des renoncements mais les mères de famille ne diront pas le contraire. La vie est généreuse mais elle ne peut pas tout offrir, seulement le meilleur !

A l’appel du Christ, nous sommes missionnaires de l’Espérance, envoyés pour écouter le monde, ses cris de joie et de colère, pour apaiser cette soif d’amour de tout Homme. Ne manquons pas nos rencontres, en chacune, il y a un visage du Christ à aimer!

Sr Aurélie Allouchery

Être diacre

Par l’ordination diaconale, un service spécial est confié à celui qui la reçoit dans le sacrement de l’ordre. Car le diacre représente le Christ, lui qui est venu non pour être servi mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude (Mt 20,28). Lors de la liturgie de l’ordination, on dit que, comme ministre de la Parole, de l’autel et de la charité, le diacre se fera le serviteur de tous.

Le diaconat est un ministère à part entière, pour des célibataires ou des mariés. Le diacre (du grec diaconos, « serviteur ») s’engage avant tout dans des tâches caritatives (diaconie), il lui appartient aussi d’enseigner, de faire la catéchèse,  de proclamer l’Evangile, de prêcher à la messe, de célébrer des baptêmes et des mariages et d’assister dans les célébrations.

Être prêtre

Cela ne revient pas seulement à prendre une fonction ou un ministère. Par le sacrement de l’ordre, un prêtre reçoit un pouvoir spécifique et une mission auprès de ses frères et sœurs dans la foi.

Pendant la célébration eucharistique, c’est le Christ lui-même qui préside. Le prêtre le représente. En fait, le prêtre n’agit pas seulement à la place et sur mandat du Christ, mais en raison de sa consécration, c’est le Christ, en tant que Tête de l’Eglise, qui agit par eux.

Et personne ne peut pardonner les péchés sauf ceux à qui Dieu a confié la mission et son pouvoir de pardonner les péchés en son nom. Le prêtre ne peut réaliser cela que parce que Jésus le fait participer à son propre pouvoir divin de pardonner les péchés. Par le ministère du prêtre, Dieu accorde aux hommes son pardon et efface toute culpabilité comme si les fautes n’avaient jamais eu lieu.

Témoignage de Rémi, 30 ans, prêtre du diocèse de Troyes, ordonné en mai 2010

Voici quelques années que je suis prêtre, et jour après jour j’essaye de vivre dans la joie évangélique ce que le Seigneur me propose !

Je suis né à Mesnil-Saint-Loup en 1984. Mon village et mes racines m’ont marqué. Ma famille est croyante. J’ai eu la vocation dès 7 ans. Avant, je m’ennuyais durant la messe. Puis je suis devenu enfant de chœur, j’ai écouté la parole de Dieu. Et j’ai compris quelle pouvait être ma place au sein de la communauté et comment me mettre au service de Dieu. Au collège, je n’en ai pas trop parlé. Mais au lycée, je me suis confié à un prêtre qui m’a permis d’avancer.

Au cours de mes années de séminaire à Reims, puis à Lille, j’ai connu des périodes de « nuit de la foi » selon les années. Je me demandais parfois ce que je faisais et où j’allais. Car lorsqu’on est séminariste, ce n’est pas comme un artisan. On ne voit pas toujours le résultat, même si on fait du bon travail.

J’ai eu la chance de vivre deux années à Madagascar avec la délégation catholique pour la coopération. C’était un rêve d’enfant de partir ainsi, à la rencontre des gens. J’en suis revenu changé, et conforté dans ma vocation. Aujourd’hui encore cette expérience marque mon quotidien.

Aujourd’hui je vis mon ministère avec passion et confiance. Je découvre que la foi n’est jamais très loin du cœur de mes contemporains même si parfois le mot Dieu fait peur ou dérange.
J’aime être celui qui permet de poser des questions et d’être signe d’un Dieu qui donne gratuitement.

J’aimerais à l’avenir approfondir mon lien au Christ et permettre à toutes les personnes que je rencontre de leur permettre de grandir.

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