Devenir Sœur du Bon Secours

Appelée à la vie religieuse apostolique

Au coeur de l’Eglise, au coeur du monde.

Christ aujourd’hui nous appelle, nous envoie. Dieu appelle tous les baptisés à  être signe d’espérance et à  annoncer hardiment la Bonne Nouvelle. La vie religieuse a une place originale et peut-être indispensable au coeur de l’Eglise et du monde.

Etre avec le Christ pour être envoyée.

Ce double mouvement réalise l’unité de toute vie religieuse apostolique. Jésus appelle ses disciples, « pour être avec lui et pour les envoyer prêcher la Bonne Nouvelle du Royaume » (Mc 3,14). Il y a d’abord « un être avec » le Christ, une familiarité, l’expression de cette rencontre initiale capable de changer le cours d’une vie. Histoire d’amour de celui, de celle, qui s’est senti(e) tiré(e) des chemins familiers de son existence « pour être avec Lui ».

Ainsi sur cette route nouvelle où l’Esprit-Saint inscrit peu à  peu les traits de Jésus pauvre, chaste et obéissant, se vit un mystère d’Alliance, en se mettant à  sa suite, en prenant le même chemin que Jésus lui-même a pris :

  • « Riche, il s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté » (2 Co 8,9). Religieux(es), nous essayons de vivre comme lui, dans la pauvreté, c’est-à -dire dans une vie simple, ordonnée à  la mission, par l’accueil, l’écoute, les solidarités vécues en communauté, lieu de partage de nos biens, de notre recherche de Dieu.
  • « Libre, il s’est fait obéissant » (Ph 6,2-11). Les religieux, s’engagent dans l’obéissance, humble recherche qui fait discerner avec d’autres la volonté de Dieu, afin de réaliser la mission confiée.
  • Aimant, d’un coeur pur, il s’est fait le frère de tous pour nous rendre frères et soeurs de tous. Le religieux fait voeu de chasteté, par amour pour le Christ. Il choisit de rester disponible, pour accueillir et aimer tous et notamment ceux qui sont plus blessés par la vie.

La pauvreté, la chasteté et l’obéissance sont des axes de toute vie vraiment humaine et chrétienne, ces trois dimensions se trouvent dans la vie religieuse, sous la forme d’un engagement plus radical, d’un engagement global de toute la vie, l’engagement à  vie.

La vie religieuse? Mais où ? Avec qui ? Pour quelle mission ?

Si le Christ vous appelle, si vous voulez trouver votre place dans le monde et l’Eglise, en cherchant à  aimer et servir davantage…une petite Congrégation parmi d’autres, Notre Dame de Bon Secours de Troyes, marquée par la réalité de l’humanité souffrante, voulant venir en aide, prendre soin, compatir, soulager les membressouffrants du Christ, dans une attitude de charité, humilité, simplicité. A l’image du Bon Samaritain (Luc 10,37) et du Christ Serviteur (Jean 13,17).

Passion pour le Christ, passion pour l’humanité ! Osez l’aventure, Dieu ne déçoit pas.

 

Le pré-postulat

La jeune écrit une lettre de demande à  la Supérieure générale qui lui renvoie un questionnaire à  remplir.

La Supérieure générale cherche aussi à  connaître la jeune par l’intermédiaire d’un référent (prêtre, personne du SDV,…)

Elle lui demandera de faire une retraite de choix de vie (si elle n’en a pas vécue avant).

Elle veillera à  ce que la jeune garde son indépendance financière et s’assume elle-même (habitat, travail, études).

Pendant cette période, la jeune sera en lien avec une Soeur et une communauté et veillera à  approfondir sa vie chrétienne.

Le postulat

Le Postulat a pour but de permettre à  la Congrégation et à  la Postulante de faire mutuellement connaissance avant de s’engager de part et d’autre.

Il permet l’adaptation au rythme propre de l’Institut et un recul par rapport aux agitations et aux habitudes de la société d’aujourd’hui.

C’est un temps de discernement de l’appel à  la vie religieuse dans la Congrégation, de maturation humaine, d’approfondissement de l’expérience chrétienne.

La durée est variable selon les personnes. Cependant elle ne peut être inférieure à  six mois, ni dépasser la durée de deux ans.

La postulante fait des séjours réguliers dans une communauté désignée. Elle y vit des temps de prière, certains partages communautaires, des tâches communautaires, de la détente. Elle rencontre une fois par mois au minimum la Responsable des postulantes.

Durant ce temps, elle garde son indépendance financière.

Le contenu de la formation et la pédagogie sera adaptée à  chaque personne :

  • formation humaine (respect des différences, sens de la responsabilité, sens des exigences d’une vie en commun, hygiène de vie, gestion du temps) ;
  • formation spirituelle (approfondissement de la vie de prière par l’oraison, la lecture spirituelle, la liturgie, connaissance de la vie du Fondateur, éveil à  la vie religieuse apostolique, développer le sens apostolique par l’ouverture aux problèmes de la société et du monde).

Elle poursuivra l’accompagnement spirituel ou y sera initiée progressivement.

A l’issu de ce temps, la Postulante relira son expérience avec la Responsable du Postulat sur la vie en communauté, le travail, l’approfondissement de son appel, le cheminement personnel.

Le noviciat

C’est un temps d’initiation à  la vie de la Soeur du Bon Secours.

Les objectifs :

  • Un enracinement en Dieu par une expérience de vie de prière.
  • Un apprentissage d’une vie marquée par les voeux de pauvreté, chasteté, obéissance.
  • Un apprentissage de la vie fraternelle en communauté.
  • Une formation à  la vie religieuse apostolique selon le charisme de la Congrégation.
  • Un apprentissage de la vie ecclésiale par la participation à  la vie de l’Eglise locale et une ouverture à  l’Eglise universelle
  • Une vérification et discernement de la vocation selon l’esprit de l’Institut.

Le Noviciat est, en priorité, un temps de formation vécu dans une double expérience de solitude et de préparation à  la mission spécifique de la Congrégation. La Novice ne peut ni exercer une activité professionnelle ni recevoir une formation professionnelle.

La durée totale du Noviciat est de deux ans :

Une première année, l’année canonique se vit entièrement dans la communauté du Noviciat.

En première année, la formation est donnée en Inter-Noviciat (les novices hommes et femmes de différentes congrégation accompagnés de leurs maîtres et maîtresses des novices se retrouvent une fois par mois le temps d’un weekend end pour un itinéraire commun, dans le respect des différences).

Les différents thèmes abordés sont : la vie religieuse, la vie de prière, la vie apostolique, la vie communautaire, le discernement, le célibat pour le Royaume, la pauvreté évangélique, l’obéissance évangélique, l’engagement et fidélité, religieux pour la mission. Des sessions sur la liturgie, les psaumes, …) sont aussi proposées.

Cet enseignement donné est ensuite repris avec la Maîtresse des Novices qui fait le lien avec la spiritualité christologique et mariale du Bon Secours ainsi qu’avec le vécu de la communauté du noviciat.

Pour aider la novice à  grandir dans la relation au Christ et aux autres, des moyens lui sont donnés : initiation à  l’oraison et à  sa pratique, à  la vie liturgique, la Lectio Divina, à  la vie fraternelle en communauté, récollection mensuelle (temps de désert), retraite annuelle, étude-réflexion-partage en communauté, accompagnement-discernement, détente.

La deuxième année avec des temps de stages vécus dans les lieux de mission, dans une communauté du Bon Secours pour une meilleure connaissance de la soeur du Bon Secours.

Elle permettra d’approfondir ce qui a été vécu pendant la première année de Noviciat, de poursuivre la formation humaine, spirituelle et religieuse, de tendre à  l’unité de vie : contemplation-action, de veiller à  un équilibre entre travail personnel-communauté-prière-mission.

Les stages sont à  préparer, à  accompagner, à  évaluer par la Maîtresses des Novices, la Supérieure et la communauté qui accueillent, en lien avec la Supérieure générale.

Deux mois avant la fin du noviciat, la Novice fait par écrit sa demande d’admission aux voeux temporaires annuels et l’adresse à  la Supérieure générale. La Maîtresse des novices fait également un rapport sur ces deux années. Puis, la Supérieure générale et son Conseil décident de son admission aux voeux temporaires.

Par la profession religieuse, la soeur est consacrée à  Dieu par le ministère de l’Eglise et incorporée à  la Congrégation avec les droits et les devoirs définis par le Droit universel.

Le juniorat

C’est le temps de la profession temporaire qui est un temps d’approfondissement de l’esprit de la Congrégation pour une meilleure intégration dans le Corps et de croissance dans l’activité religieuse apostolique.

« Le juniorat est la période de vœux temporaires pendant laquelle la sœur s’exerce à vivre sa vie d’union à Dieu dans la contemplation et l’action apostolique selon le charisme de la Congrégation. » (Constitutions n°183)

Après la première profession qui inaugure une nouvelle phase de la formation qui bénéficie du dynamisme et de la stabilité issus de la formation reçue au noviciat, le juniorat est un temps d’apprentissage et de connaissance de soi pour la Soeur qui se prépare à une décision mûre : celle de prononcer les vœux perpétuels dans la Congrégation.

La personne recherche son propre style et la manière d’accomplir sa vocation tout en respectant le charisme et la spiritualité de la Congrégation. Elle doit acquérir une juste compréhension de la signification de son activité selon la mission de la Congrégation. Car pour elle toute activité devient lieu de mission, lieu où le charisme prend visage, où l’Eglise est rendue présente.

Il dure 6 ans et se termine par la profession perpétuelle. Pendant cette période, chaque année et pour un an, la junioriste est admise ou non au renouvellement de ses vœux temporaires par la Supérieure générale en son Conseil.

Témoignages de Sœurs du Bon Secours

Engagement de Soeur Maria

Ne crains pas, car je suis avec toi ! Quand j’ai su la date de mon premier engagement, j’étais troublée et je me suis dit : « enfin, je prononce mes vœux ! ».Du fait de la crise sanitaire, mon engagement s’est passé dans une simplicité en grande intimité avec la...

Sr Malgosia

Comment cela s'est fait qu'une polonaise soit devenue une sœur de Bon Secours ?  Je suis née dans une famille chrétienne pratiquante, j'étais bien engagée dans les différents groupes de l'Eglise. Comme toutes les personnes j'ai eu mon plan, mon désir pour construire...

Sr Anne Joséphine

« Viens et suis moi ».  J’étais une jeune comme tant d’autres,  j’aimais la vie, me divertir,  ma passion était la musique et surtout la danse classique. Après études, stages et formation pour ce que j’aimais faire,  je suis rentrée à...