Hommage de Sr Aurélie

Chère Sr Anne-Christine,
Originaire de l’Allier, vous avez grandi à Vichy et St Blaise, le saint patron de votre paroisse d’origine vous a conduit vers le Père le 3 février, le jour de la St Blaise. On peut y voir le signe que le Seigneur est attentif à chacune, qu’il nous connaît et sait ce qui nous anime profondément. Vous avez fait profession le 24 mai 1965 et l’année dernière vous avez fêté vos 60 ans d’engagement dans la Congrégation. A cette occasion, vous aviez réuni vos proches et Théa faisait partie du voyage, elle est encore là aujourd’hui. Nous nous réjouissons de sa présence car nous savons que vous l’aimiez beaucoup. Evoquer la jeunesse illuminait votre visage : le bon teps du scoutisme et des marches avec les jeunes pour découvrir la beauté de la nature tout en leur parlant du Seigneur, vos souvenirs cocasses à Chaumont et les nombreuses anecdotes qui amusaient nos tablées. Vous aimiez faire le pitre lors des fêtes de Congrégation. C’était comme des parenthèses heureuses dans une vie douloureuse.
Le diabète vous a contrainte de sans cesse prendre soin de vous ce qui vous a permis une longue vie. Mais il vous a fallu beaucoup de patience et de renoncement pour y parvenir. Aujourd’hui, nous fêtons Notre-Dame-de-Lourdes (vous qui fréquentiez Notre Dame des malades à Vichy ), un autre « clin-Dieu » pour nous faire comprendre que le Seigneur, par Marie, n’abandonne pas les plus fragiles. Au contraire, il se donne à voir à travers eux. Ecoutons Isaïe nous annoncer la consolation de Dieu : « Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai. » Chère Sr Anne Christine, vous êtes désormais dans les bras de Dieu, attablée au banquet des Noces, nous rendons grâce pour votre vie.

Hommage de Sr Martine

Anne Christine, tu es partie discrètement sur la pointe des pieds.
Tous les jours, nous avions nos petits rendez-vous. Un rituel, une présence et plus que cela…
Parfois, certains matins, tu « râlais ». Ce n’est pas l’heure, je dors et d’un seul coup « cherches mon insuline… et « Colombo » cherchait et l’affaire était jouée.
L’été, tu aimais te mettre dans ta « cahute » à l’entrée de la Salle Ste Madeleine. Tu tenais la garde… Doudou va peut-être venir ? (chat de l’Ehpad).
Ainsi passait le temps. Sous les arbres tu lisais, même beaucoup. Tu faisais des sudokus, mais parfois tu dormais dessus.
L’après-midi passait ainsi. On remontait dans la salle communautaire, souvent pour la crème vanille ou pour regarder une émission à la télé : « Affaires conclues ». Tu avais un goût bien prononcé. Tu regardais le sport, mais entre nous, tu ne courrais pas bien vite sur le terrain.
Dès le matin, tu aimais jeter un œil sur le journal local. A la question : « quelles nouvelles aujourd’hui ? » – « Je ne sais plus, c’est comme hier… » La Palisse en aurait dit autant (Il est aussi de l’Allier).
Tu avais une bonne mémoire, les psaumes tu les savais par cœur. La messe du soir te réconfortait et clôturait ta journée avec nous.
Anne-Christine, tu as été mon coach pour avoir un peu plus de patience, de douceur,
Je te dis Au-Revoir,
Un jour, nous nous retrouverons auprès du Père. Garde-moi une place !
N’aie pas peur, IL t’aime !