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Où faudrait-il chercher l’étoile pour Le trouver ?

A Noël, je n’ai vu d’étoiles que dans les sapins ou très loin dans un ciel nuageux et gris. Elles étaient ou artificielles ou presque éteintes. J’ai vu des devantures de magasins briller de mille feux, des passants attirés par des vitrines clignotantes. J’étais de ceux qui émerveillée par ces artifices dénigraient les hommes, les femmes, les enfants assis par terre dans le froid. Un bon matin, j’ai même vu un homme sortir de sa tente, il se réveillait pas très loin d’une église. La température était bien basse. Il avait passé la nuit dehors sous une toile. Et j’ai passé Noël comme d’habitude…

J’ai surtout vu des visages éteints en cette période de fêtes. Des visages qui ne peuvent pas se tourner vers le ciel. Des visages inclinés vers l’en-bas. C’est là pourtant que Dieu se fait homme. Pourquoi n’est-il pas reconnu ? Comment pourrait-il l’être puisqu’Il se fait l’un de nous, Il n’est pas reconnaissable. Il se fait homme comme un homme parmi les hommes. Ordinaire en apparence. Il n’y a que la foi pour le reconnaitre extraordinaire.

Jésus, vrai homme, vrai Dieu au cœur de tout homme. Es-tu en cet homme paralysé ? En cette femme désespérée ? En ce jeune déboussolé ? Es-tu trop à l’étroit pour te déployer ? Quelle place te faut-il pour exister ? Chacun est recroquevillé sur lui, à juste titre : la solitude, la maladie, le handicap, la souffrance, l’angoisse de l’avenir. La vie devient grise, elle s’enkyste dans les difficultés, se sclérose. Le regard ne peut plus alors se tourner vers l’étoile. Nous sommes déçus des autres, déçus de nous-mêmes.

Alors quelle espérance trouver dans ce petit enfant qu’on a étouffé de cadeaux et de plats écœurants ? Ce petit d’homme défiguré avant l’heure pascale. Noël est devenu une fête nostalgique où le bon vieux temps nous manque : c’était mieux avant. Une fête qui nous ramène à la médiocrité de l’aujourd’hui. La fête de tous les excès, des pires contrastes. Fête de l’indécence. Fête de la consommation à outrance où paradoxalement le manque se fait cruellement sentir. Absence ou décès d’un proche, manque d’argent pour faire plaisir à sa guise, séparation enfants-parents, mésentente exacerbée dans les familles.

Je crois que Dieu se cache pendant Noël et qu’il n’y a qu’une étoile pour nous signifier sa présence : l’étoile de la foi qui met en route des bergers, des pauvres que Dieu a consolés et des mages qu’Il a attirés.

J’entends cette parole de St Paul aux Hébreux, « Frères, grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu (…) Grâce à la foi, Sara, elle-aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance(…) » Puissions-nous déverrouiller nos articulations, « peuple à la nuque raide », pour laisser scintiller sur nos visages la lumière de cette étoile, nous laisser conduire là où Il se cache, le reconnaitre et nous émerveiller devant ce tout-petit-plus-grand-que-soi.

 


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