Notre Dame de Bon Secours

Sr Malgosia | Notre Dame de Bon Secours

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Comment cela s’est fait qu’une polonaise soit devenue une sœur de Bon Secours ? 

Je suis née dans une famille chrétienne pratiquante, j’étais bien engagée dans les différents groupes de l’Eglise. Comme toutes les personnes j’ai eu mon plan, mon désir pour construire ma vie d’adulte (avoir un mari, des enfants, une maison, un travail….). Mais la vraie rencontre avec le Christ a bousculé mes plans….

Cette rencontre pour moi c’était comme le premier amour : le Christ a changé ma vie, qui a pris d’autres couleurs, j’étais heureuse et j’ai désiré tout faire pour qu’Il puisse continuer de façonner ma vie. Mais en même temps c’était aussi le combat entre ma volonté et celle de Dieu. Cela marque une vie, c’est comme Jacob qui, après le combat de toute la nuit repart en boitant.

J’ai compris que l’amour de Dieu pour moi est infini et qu’Il m’appelle à sa suite dans la vie religieuse.

Le « oui » dit au Christ a ouvert devant moi le chemin de la liberté intérieure.

Le Bon Secours c’est un peu comme un deuxième « coup de foudre ». « Cheminer avec les pauvres vers la Vie, venir en aide à l’humanité souffrante, prendre soin, compatir, soulager » ce sont les mots qui m’ont séduite, puis le témoignage des sœurs d’une communauté que j’ai pu rencontrer m’a aidé à discerner que je pouvais être heureuse en suivant Christ dans cette Congrégation.

Le temps de formation m’a confortée dans le choix de la vie religieuse, c’était le chemin pour mieux connaître la Congrégation et le chemin pour devenir plus libre dans l’amour et dans ce choix.

A vue humaine, m’engager pour toujours pouvait paraître totalement fou et inconscient. C’est vrai, si je devais compter seulement sur mes forces, je ne serais sans doute pas allée loin. Mais la force vient de Dieu et je savais que la Congrégation et la communauté avec ses beautés et ses fragilités seraient mon soutien et aussi ma force. M’engager toute entière, cela voulait dire que je me donnais dans toutes les dimensions de mon être. Ce qui se caractérise par ce qu’on a (le vœu de pauvreté) ce qu’on aime (vœu de chasteté) ce qu’on veut (vœu d’obéissance).  

Mon désir le plus profond est d’annoncer un trait du visage du Christ dans ma mission.

Je suis envoyée par l’implantation de la communauté dans un quartier populaire et par mon travail professionnel de TISF auprès des familles qui sont dans la souffrance, blessées par la vie.

Pour cela je trouve la force dans la prière, j’essaye de contempler les attitudes du Christ, son regard qu’il pose sur les personnes qu’il rencontre…..

Le Christ m’invite à poser un regard bienveillant sur chaque personne, le regard de tendresse, le regard qui permet à l’autre de se sentir aimé et suscite le désir de devenir un homme debout. Pour Dieu aucune vie n’est perdue, il y a toujours un espoir, l’espérance pour que la personne puisse cheminer vers la Vie.

Dans cette mission auprès des familles, je peux vivre la maternité spirituelle et la fécondité spirituelle. Voir grandir les enfants, les aider à devenir autonomes malgré tous les problèmes éducatifs, accompagner les femmes qui attendent un enfant avec la peur car ne se sentant pas capables d’assumer cette tache maternelle dans la solitude. Tout cela me fait vivre le prendre soin de l’autre. J’essaye de les aider à retrouver le goût de vivre.

Dans la prière, ce cœur à cœur avec mon Bien Aimé, dans la vérité, je trouve la paix et la liberté intérieure. Et cette paix, je suis appelée à la partager avec toutes les personnes. Christ m’invite à mener la lutte contre le mal et chercher le vrai bien de l’homme. Contribuer à trouver l’équilibre spirituel des autres. Pour moi c’est le service de la compassion et de l’amour.

Dire « oui » à Dieu c’est  oser avec d’autres un voyage : au bout de soi-même, sachant qu’il y aura bien des aventures, des étapes…mais pas en solitaire.

Sr Malgosia Sobotkiewicz

   


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