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Tout va mal, tout change!

Tout va mal, tout change!

Regardez nous sommes mi-janvier pas de neige, les primevères pointent du nez.

Que dire encore ?

La messe de minuit, un désastre ! Pourquoi ? Normalement Jésus aurait dû être au centre de notre célébration, puisqu’Il est venu pour être le Sauveur de tous. « Tout fut par lui et rien de ce qui fut, ne fut sans lui » C’est saint Jean qui nous le dit…. Et bien non, on nous a parlé d’écologie. Bien sûr, la crèche est vraiment écolo : la grotte, la paille, le bœuf, l’âne, les moutons. Il paraît même qu’ils mangent Bio…

Et bien, vous voyez, tout va mal !

On nous dit que la congrégation a des effectifs en baisse et vieillissants. Que beaucoup d’entre nous se sont énormément investies, mais aujourd’hui plus rien ne fait écho à ce qu’attend la société. On fait tout et son possible pour essayer de faire venir des gens en nos églises, en nos messes. On essaie de se moderniser, de prendre de nouveaux moyens de communication et pourtant le partage est devenu très difficile. On fait plein de choses pour essayer de faire venir les gens, mais en rien, c’est le vide !

Il faut bien constater que ça ne marche pas ou plus.

Vous voyez, tout va mal !

Il est peut-être temps d’inventer du nouveau. Inventer de nouvelles manières d’être présentes dans ce monde en furie, en révolte pour plus de justice, de solidarité.

Faire le tri de ce qu’il faut sauver et de ce qu’il faut liquider.

Liquider, lâcher……

Vous voyez, tout va mal !

L’heure est peut-être venue aussi de nous marginaliser. Etre à la marge de la société éclatée pour créer du nouveau.

Aujourd’hui, la société et tout le monde est entrain de chercher un nouveau mode de vie ensemble. Un nouveau mode de société, un nouveau modèle de notre Eglise usée, dépassée. Un nouveau modèle de congrégation, un nouveau modèle économique…..

Alors, tout va aussi mal ? Peut-être pas ?

Cette radicalisation du nouveau va peut-être nous mener à une vraie simplicité, à une vraie fraternité, à une vraie communion.

François, notre pape, dit que l’Eglise, les chrétiens et notamment les religieuses devraient être des experts en communion. Il écarte l’idée drastique évidemment.

Cette communion est le mot central pour dire ce que nous devrions être. L’heure n’est plus aux leçons de morale si entendues avec ses propos mortifères. La communion devrait être notre raison d’être. La communion fait penser à partage, à rencontre, à dialogue, à faire du lien, à faire alliance…. Et que sais-je encore ?

L’individualisme galopant a rongé cet esprit de fraternité, de communion.

Le vieillissement, la maladie sont à notre porte et plus que cela ! Ils ont pris place d’honneur. Nous devenons dépendantes. 

Encore une fois finalement, tout va mal !

Comment recréer une Eglise, une société, une congrégation où chacun et chacune accepterait d’avoir quelque chose à donner et quelque chose à recevoir. Donner aux autres, c’est généreux, mais recevoir c’est mille fois plus difficile. Un jour, nous oserons peut-être dire : « j’ai besoin de toi ».

C’est ça être en communion et créer de la communion. Il y a une richesse, il y a un souffle nouveau. C’est ça qu’il y a à sauver et communiquer aux générations futures. C’est ce savoir- faire et ce savoir-être qui sont très liés à ce que nous sommes et qu’il faut sauver.

Dans le monde actuel, en pleine mutation (et tout n’est pas farfelu…) nous voyons bien tout ce qui est entrain de mourir, on voit ce qui ne va pas, tout ce qui dysfonctionne, tout ce qui se casse la figure. On le voit tous les jours par les médias qui nous manipulent du cerveau ! Néanmoins, on ne peut s’écarter. Nous sommes un peu en écho de cela et responsables peut-être d’avoir rien fait, rien dit…

Vous voyez, tout va mal ! Tout change !

Mais l’espérance, personne ne nous la volera. Gardons le cap. François insiste : « Soyons des êtres, des religieuses de la joie de l’Evangile.

Alors sachons regarder ce qui va même a contrario. Entrons dans la culture de la joie avec la force de nos faiblesses personnelles et communautaires.

Finalement, avec ce nouveau regard, tout va bien ! Regardons l’Etoile de la crèche !

Lâchons nos certitudes, nos résultats, nos stérilités de toutes sortes, nos cléricalismes (oui, nous aussi !!). Transformons nos relations de pouvoir en relations d’accueil, de communion entre nous.

C’est la seule garantie possible et gratuite.

Alors, oui, tout va bien ! 

Le Seigneur est mon berger,

Je ne manque de rien.

Il me mène vers les eaux tranquilles.

Il me conduit par le juste chemin. (Ps 22)

 Sr Martine CHENEVET


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