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Pâques:l'Espérance n'est pas morte !

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PAQUES : L’ESPERANCE N’EST PAS MORTE !

Le défi permanent de l’Espérance.

« Si l’Espérance t’a fait marcher plus loin que ta peur, tu auras les yeux levés alors tu pourras tenir jusqu’au soleil de Dieu  »

 « Dans l’Espérance, nous avons été sauvés » Rm, 8, 24. Ce message est toujours d’actualité. Aujourd’hui pour nous, il est temps d’espérer. Pourtant  l’actualité nous porterait plutôt au contraire, car la conjoncture économique est difficile, dans plusieurs coins du monde des conflits et des faits divers accroissent un sentiment de désespérance. C’est dans un tel contexte que nous, chrétiens, abordons la fête de Pâques, la célébration du Ressuscité et nous sommes appelés à croire que Pâques est l’antidote, le contre poison de la désespérance.

L’Esperance du peuple de Dieu, espérance menacée.

La Bible nous raconte que ce petit peuple est continuellement balloté au milieu de grandes nations et d’empires qui s’affrontent  et menacent sa sécurité. Son défi est de s’appuyer sur  le Dieu de l’Alliance qui sollicite sa confiance au milieu des puissants de la terre (Egypte, Perse, Assyrie). Puis il lutte pour se libérer, un « Exode » un départ précipité, partir sans bagages,  l’obstacle de la mer, la marche dans le désert et ce peuple continuellement menacé dans son espérance regrette les oignons d’Egypte. Mais après une période de sécurité c’est le choc : la ruine de Jérusalem et la destruction du Temple, le peuple est déporté à Babylone.

L’Espérance d’Israël s’accomplit en Jésus.

Mais Jésus demande à ses disciples d’accepter la souffrance et la mort à sa suite, sachant que le royaume déjà présent est néanmoins encore futur. L’Eglise, forte de la promesse de Jésus  doit achever de réaliser l’Espérance des prophètes.

L’Espérance fragile.

L’Espérance est exigeante, mais elle donne à notre présent une épaisseur qui la transfigure et lui procure l’énergie renouvelée de travailler jour après jour contre les forces de mort qui existent, qui sont réelles en nous et autour de nous. Alors devant ces forces de morts, notre Espérance est celle qui se fonde sur la Parole et la promesse de Dieu, celle qui nous fait entrer  dans la démarche du Christ Serviteur et Sauveur, démarche de service et de don de soi. La « petite fragile Espérance chrétienne » s’appuie sur la certitude de la présence de Dieu à notre histoire et à chacun de nous. Au cœur de nos déserts faits de nos fragilités, il nous invite à ouvrir des brèches dans l’Espérance qu’il nous propose.

Espérer, c’est voir Dieu à l’œuvre.

Certes il y a des raisons de désespérer, mais il y a encore plus de  raisons d’espérer. Tant d’hommes et de femmes qui inventent jour après jour des nouvelles manières de vivre, de partager, dans la vie de quartiers, dans la vie associative, la vie politique, dans le réel de nos existences. Regardons et entendons le monde que a besoin de trouver ce « regard du cœur » et accueillir ces fleurs d’Espérance pour mieux respirer et vivre.

Notre espérance a jailli du tombeau. Alléluia, Jésus est Vivant.

Regardons la réalité en face, la nôtre et celle du monde, nous y verrons le signe du Ressuscité, le réel est bien le lieu de l’alliance, et l’espérance ne trompe pas. Il est Vivant pour toujours et son Esprit nous devance sur les routes humaines, « en Galilée ». Que le don de l’Esperance nous soit accordé en abondance, nous le demandons pour chacun(e) et pour tous nos frères humains.                                              

Sr Nadine TENACE                                                                                                  

 


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